Théâtre contemporain dans un village tribal du Bengale : une combinaison d’hétérogènes

A l’invitation de l’École Supérieure de Théâtre de l’Université du Québec à Montreal, Jean-Frédéric Chevallier a partagé aux étudiants ses réflexions quant au processus de répétitions dans le village de Borotalpada. L’équipe de Trimukhi Plaftorm y préparait alors Essay on Seasonal Variation in Santhal Society. La conférence, intitulée Théâtre contemporain dans un village tribal du Bengale : une combinaison d’hétérogènes était ponctuée d’extraits vidéo du travail de plateau. Jean-Frédéric Chevallier débutait ainsi : « Ce que je propose de faire ce matin, c’est tout simple : nous sommes en train de répéter notre prochain spectacle qui s’intitule Essay on Seasonal Variation in Santhal Society et je vais vous raconter comment nous procédons. Mais, avant que de lancer véritablement ma réflexion ou mon témoignage, il me faut la ou le situer dans son contexte : l’Inde aujourd’hui et plus exactement le Bengale Occidental aujourd’hui. Inde : c’est ou bien ce qu’on m’avait appris à nommer le monisme en classe de philosophie, etc.. ou bien la diversité. Je vais privilégier la seconde. Inde et globalisation : bizarrement la modernité bengalie, c’est la raison, le logos, ce qui fait qu’on oublie de parler des sens. Et je vais également privilégier les seconds. Car pour un artiste, bien évidemment, les questions qui se posent ou ont à voir avec l’expérience sensible et la diversité des éléments dont il dispose ou ne dispose pas pour la produire.  Et j’en viens au théâtre, car l’idée que j’ai c’est que le théâtre n’est rien et que c’est là son avantage. J’exagère : disons plutôt que l’avantage du théâtre, c’est qu’il n’a rien en propre.« 

 


conférence dictée le 5 octobre 2016 à 11 hrs. Salle A2580 • Université du Québec à Montréal


EXTRAITS DES RÉPÉTITIONS D’ESSAY ON SEASONAL VARIATION IN SANTHAL SOCIETY